Un professeur de la Sorbonne qui a l’accent de Minsk

Dans le cadre de la coopйration avec l’Universitй d’Etat йconomique du Bйlarus le visiteur de France confirme notre management et son optimisme
“Je suis un simple moujik!”, m’a dit mon interlocuteur franзais lors des salutations russes du genre “j’ai l’honneur de parler avec...”, quand je lui ai tйlйphonй pour demander un interview. Comme cela s’est rйvйlй lors de notre rencontre, Pierre Cabaniols, coordinateur de l’йchange culturelle entre la Sorbonne et l’Universitй d’Etat йconomique du Bйlarus, en parlant de lui-mкme a montrй une vrai modestie, car il a fini d’йtudier la philologie russe et les disciplines йconomiques, outre cela il a йcrit plusieurs manuels sur le management... Toute la vie de cette personne a йtй consacrйe а la crйation, au dйveloppement de nouveaux projets et а la transmission de son expйrience aux autres. Cette personne connaоt le Biйlorus non par ouп-dire et j’en ai profitй pour essayer de voir le pays par les yeux d’un йtranger.

— Dites, Pierre, comment кtes-vous devenus un visiteur habituel de l’Universitй d’Etat йconomique du Bйlarus?

— La premiиre fois que je me suis retrouvй au Bйlarus il y a longtemps, c’йtait le temps, oщ j’йtais encore йtudiant, j’allais avec mes amis en train travailler dans les terres vierges (actuellement le Kazakhstan). Nous avons changй de train dans la ville biйlorusse Brest, qui m’a йnormйment frappй. Aprиs beaucoup d’annйs, je suis devenu l’ami de Mikhaпl Michkevitch, doyen de la facultй des relations йconomiques internationales, et maintenant nous travaillons ensemble. Je viens souvant pour donner des cours ici, cette fois j’ai apportй un nouveau projet de management.

— Il est intйressant de savoir, si pendant toutes ces annйes de lien avec notre pays, celui-ci dans votre perception a-t-il changй?

— “Le Bйlarus а mes yeux a beaucoup changй”, dit en souriant mon interlocuteur. “Je me rappelle, lors de ma premiиre visite а Minsk en 1995, le niveau de vie des gens n’йtait pas trиs йlevй: peu de conforts, peu de voitures, maintenant tout a changй pour la meilleure. Je regrette, que beaucoup d’йtrangers aient des idйes prйconзues sur votre pays. Ceux, qui n’ont jamais vu le Bйlarus et qui ne le connaissent pas, ouvrent de grands yeux quand ils viennent ici. Probablement, qu’ici le rфle nйgatif est jouй par la barriиre de la langue, car n’arrivant pas а communiquer dans leur langue natale avec les Biйlorusses, il est impossible de voir l’image rйelle de leur vie. Une de mes anciennes йtudiantes de l’institut de gestion d’entreprises de la Sorbonne a proposй aux chefs de sa compagnie de visiter Minsk. Ils comptaient voir un pays et des gens pauvres, mais devant leur yeux s’est ouvert une image diffйrente. Certes, il n’y a pas de limites dans la perfection, il faut aspirer au dйveloppement йconomique ultйrieur, et je pense, que cela est mis en avant. Il y a dix ans les Biйlorusses se plaignaient constamment de problиmes sociaux ou professionnels, mais maintenant je n’entends plus cela. Je pense, que ceci йtait du а une forte pression morale aprйs la destruction de l’URSS, c’йtait la disparition d’un rйgime йconomique. Cependant, je le rйpйte, а l’heure actuelle je ne constate pas de mйcontentement pour leur situation dans la population et tout cela est un bon signe, qui montre, que les gens regardent en avant avec optimisme et construisent leur futur, qu’ils ont des projets йconomiques et cela est trиs important. Il faut toujours penser positivement et apprйcier ce qu’on a.

— Vous кtes optimiste! Est-ce cela que vous apprenez а vos йtudiants?

— “Je n’est qu’un consultant”, dit Pierre. “Vous savez, que les jeunes spйcialistes apportent beaucoup d’innovations, ils sont ingйnieux, il faut les йcouter et les encourager, parce que la jeunesse donne une nouvelle respiration а l’йconomie, grвce а celle-ci le dйveloppement continue. Dans le cadre de notre projet commun entre la Sorbonne et l’Universitй йconomique 73 йtudiants biйlorusses ont reзu le diplфme franзais de maоtre d’йconomie, ils sont tous trиs talentueux et compйtents et ils pourraient travailler dans n’importe quel pays d’Europe. Cependant ils ont prйfйrй travailler au Bйlarus, ici ils ont le travail, ils soutiennent le pays et c’est trиs important.

Alena Dorochevitch
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