Les enfants de l’“Arbat”

Il est mieux de faire sa carriиre musicale au Bйlarus
Le jeune groupe pop “Arbat” est un groupe biйlorusse avec un caractиre nordique et un passй allemand. Dans l’enfance le poиte Dmitriп Louriet et le compositeur Pavel Guzband ont quittй notre pays pour se rencontrer а l’йtranger par hasard et crйer un duo, qui sйduira l’Allemagne russophone. Aprиs un essor aux sommets des hit-parades et en voyant que dans les clubs chacun de leurs concerts rassemblait des salles combles, les garзons se sont dit: si nous allions conquerir notre Bйlarus? Qui sait, c’est, peut-кtre, une nostalgie qui les a poussй а ce pas... Ainsi, il n’y a pas longtemps “Arbat”a donnй pour la premiиre fois un concert а Minsk. Aprиs quoi le compositeur et le producteur Pavel Guzband a dйclarй qu’il est prкt а investir de son propre argent dans les jeunes artistes biйlorusses et d’organiser un centre productif, dont l’activitй changera l’image du show-business biйlorusse...

— Pourquoi avez-vous pris le nom “Arbat”?

Pavel: Parce qu’on a beaucoup d’associations romantiques liйes а cette rue. La jeune fille, а qui j’ai consacrй mes premiers vers, je l’ai rencontrйe lа-bas.

— Avez-vous changй depuis que vous vivez en Allemagne?

Pavel: Je suis nй et ai grandi dans un village biйlorusse, c’est pourquoi mon coeur est toujours au Bйlarus, mкme si j’ai de bonne attitude envers l’Allemagne. La mentalitй allemande ne me convient pas du tout, nous sommes diffйrents, comme l’eau et le feu.

Dima: Moi, j’ai senti que je changais dans un mauvais sens. En plus, les jeunes filles biйlorusses sont beaucoup mieux que les filles allemandes. Si en Allemagne tu vois une jeune fille sympathique, tu peux t’approcher et commencer а lui parler russe sans problиmes.

— N’avez-vous pas trop d’illusions sur la scиne biйlorusse?

Pavel: Non, moi je viens au Bйlarus de temps en temps et je vois le dйveloppement et le changement du pays. Quand on vit ici, on ne le voit pas. Ce n’est qu’а distance que tu peux le constater.

Dima: Oui, il a raison, car moi, quand je suis arrivй а Minsk, j’ai vu une ville europйenne. Pour vous ces changements ne sont pas visibles, parce que tout se passe graduellement: aujourd’hui vous avez construit ceci, demain cela, mais quand on regarde tout а la fois, cela produit une impression йtourdissante.

Pavel: Je suis persuadй que je pourrai me frayer un passage dans le cercle d’йlite biйlorusse. Il suffit de gagner une certaine somme d’argent. En Europe c’est tout а fait autrement. Lа-bas, l’йlite se compose de certains clans familiaux. Tu pourras jamais y rentrer, parce que c’est une sociйtй fermйe. L’йlite biйlorusse est mobile. Il est facile d’y rentrer, mais il est aussi facile de la quitter... Au Bйlarus on ne fait pas attention а l’йducation que tu as reзu ou а un certain niveau culturel qu’il faut avoir, et surtout pas au sang qui coule dans tes veines.. En Europe tout cela a une trиs grande importance.

Valentine Pepeliaev
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