Corps de cancer

Bien qu’а partir de la catastrophe de Tchernobyl ait dйjа passй 20 ans, le Bйlarus a encore un patrimoine mйdical douleureux а comprendre. Quelles consйquences pour la population a impliquй ce stress pluriannuel ? Pourquoi des affections du systиme cardio-vasculaire deviennent-elles le flйau des migrants, et parmi les liquidateurs des maladies oncologiques vont-elles croissant comme une boule de neige ?
La science est toujours en quкte de rйponses а ces questions. Mais elle a dйfini le principal : avant tout Tchernobyl a touchй la jeune gйnйration des Bйlarusses. C’est le cancer de la thyroпde chez des enfants et adolescents a йtй et demeure le seul йcho qui dйsigne directement les consйquences de la catastrophe. Mais d’aprиs le chef de la chaire de l’oncologie de l’Universitй bйlarusse d’Etat de mйdecine, le professeur Yuri Dйmidtchik, des savants bйlarusses devaient longtemps prouver ce fait aujourd’hui incontйstй а la communautй mondiale.

— On jugeait nos observations sceptiquement. Des experts venaient ici. regardaient eux-mкmes des matйriaux microscopiques, cherchaient des fautes. Mais nous avions assez d’arguments а notre cфtй. En fait le cancer chez des enfants est trиs rare. On trouve en moyenne un demi cas du cancer de la thyroпde sur un million d’enfants, c’est-а-dire thйoriquement des mйdecins au Bйlarus devraient diagnostiquer cette maladie une fois par deux ans. Cela a йtй ainsi avant l’accident de Tchernobyl. Tel niveau de la maladie est toujours dans des pays europйens. Mais dans notre pays la situation a de tout au tout changй 4 ans aprиs le Tchernobyl. Ces premiers temps nous avons relevй 29 nouveaux cas de la maladie, ensuite 67, puis 90... Maintenant nous vivons des maladies chez des adultes. Chaque annйe des mйdecins diagnostiquent le cancer de la thyroпde chez 1.000 personnes. Pendant qu’avant la catastrophe de Tchernobyl au cours de tout le temps des statistiques mйdicales il n’y a eu que d’un peu plus de 1.700 Bйlarusses qui ont eu ces notes dans leus dossier mйdical.

— Les chiffres sont йloquents. Quels arguments ont eu vos cotradicteurs ?

— L’argument principal a йtй le suivant : “ Vos chiffres sont en augmentation car au bйlarus on voit s’amйliorer le diagnostic de la thyroпde ”. Mais ce n’est qu’une personne qui se prйsente mal la nature du cancer qui, peut-кtre, peut dire comme зa. Car il ne s’agit pas de la maladie maquelle on peut cacher. Dommage, mais le cancer se dйmasque. Et puis le cancer chez un sur six enfants est ancien aux mйtastases dans les poumons. Outre cela la gйographie de ce problиme s’annoncait trиs nettement. Un nombre de cas sont de rйgions du Sud, les plus touchйes par la catastrophe, de la rйgion de Gomel et du district de Pinsk.

— Des experts internationaux attendaient un autre dйroulement ? A son temps la catastrophe atomique au Hiroshima et Nagasaki a provoquй un sursaut de leucoses.

— Au Hiroshima et Nagasaki il y avait tout un autre mйcanisme de l’action de la radiation — une seule irradiation puissante de gamma et de neutron qui influenзait l’organisme tout entier. Au Bйlarus le problиme est dans l’iode radiogиne : les habitants des rйgions touchйes en ont respirй par l’atmosphиre ou obtenu avec du repas. Et notre thyroпde fonctionne ainsi qu’elle trouve de l’iode dans sa moindre concentration. D’ici il y a tout un aute problиme mйdical. En ce qui concerne d’autres maladies oncologiques, je trouve assez difficile de lier directement leur hausse а des problиmes de Tchernobyl. Le rфle des autres facteurs, sociaux, йconomiques, psychologiques, peut кtre important.

— Yuri Ievguenievitch, du point de vue de la mйdecine qui menace la catastrophe de Tchernobyl а prйsent ?

— Dans le groupe vulnйrable se trouvent les habitants de la pratie sud qui n’йtaient pas majeurs au moment de l’accident. Comme vous le comprenez aujourd’hui ce n’est pas un problиme d’enfant et d’adolescent : on trouve le cancer de la thyroпde chez des jeunes et adultes de plus de 46 ans. “ Les enfants de Tchernobyl ” ont grandi, ont dйmйnagй dans diffйrents rйgions du Bйlarus et maintenant on trouve cette maladie pratiquement dans tous les coins du pays. Nous nous affrontons dйjа d’autres questions. Par exemple, la cancer de la thyroпde apparaоt chez une jeune femme pendant la grossesse ou des gens а qui on a supprimй la thyroпde et qui ont suivi le cours de la radioiodothйrapie veulent avoir des enfants. Que faire aprиs, comment seront leurs enfants ? Personne dans le monde ne le sait. La Bйlarus est en train d’acquйrir cette expйrience.

— Qu’est-ce qui montre la pratique ? Quel est votre pronostic pour l’avenir ?

— Grвce а la politique raisonnable au bйlarus on a rйussi а minimiser les consйquences de l’irradiation. Et а prйsent on propose obligatoirement а chacun qui s’adresse а sa policlinique de faire l’йchographie de la thyroпde en tant qu’un examen prйventif. Dans des rйgions touchйes travaillent bien des groupes internationaux mobiles. Le placement total de la population des rйgions de Gomel et de Moguilev au dispensaire joue son rфle. Cela permet de dйmasquer une maladie prйcocement quand elle se traite bien. Il est assez de dire qu’on ne compte que deux enfants morts du cancer de la thyroпde. En tout cas cette maladie a passй dans la plan social, dirai-je.

C’est-а-dire que le pourcentage de Bйlarusses vivant sans thyroпde devient plus haut, ils reзoivent toute la vie de l’hormonothйrapie aux frais de l’Etat, ils ont besion de la rйhabilitation, du monitorage de laboratoire rйgulier.

Donc, il faut кtre prкt que du vivant de la gйnйration irradiйe ce problиme va demeurer commun pour toute
la nation.

Ludmila Gabrilovitch
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